Pérou Sud

Nous quittons Huaraz pour rejoindre Cusco, en bus, le temps nous étant un peu compté (pis bon, on est aussi un peu flémard, y'a beaucoup de montées!). Malheureusement, nos voyages en bus sont presque plus mouvementés qu'à vélo. Vers 5 heure du matin nous sommes réveillés par le bus qui se balance de gauche à droite, puis s'immobilise, mais bien penché. Il fait nuit, nous ne voyons rien, et aucune instruction du chauffeur… nous finissons par faire comme tout le monde et sortons du bus voir ce qu'il se passe! Le bus est coincé dans la rigole sur le côté gauche de la route, et est penché à quelques cm de la falaise. Heureusement, car à droite, c'était le ravin. Nous sommes tous sur le bord de la route, au froid, à attendre ce qu'il va se passer. Au bout d'une heure, une dépanneuse arrive et sort le bus sans trop de soucis et nous pouvons repartir. A aucun moment il y a eu une information ni excuse de la part du chauffeur ou membre de l'équipage. Nous pouvons finalement reprendre notre route vers Cusco où nous arriverons après 26 heures, au lieu des 18 prévues.

Nous passerons juste deux jours à Cusco afin de visiter la ville (très belle) et de se plonger parmi tous les touristes (trop de touristes!). Nous reprenons enfin le vélo pour rejoindre Ollantaytambo, petite ville bien sympathique et agréable, car pour la plupart piétonne, d'où nous partons pour Machu Picchu pueblo. Après 5 h de bus, puis 2 heures de marche le long de la voie ferrée, nous atteignons Machu Picchu pueblo (ou Aguas Calientes), village accessible seulement en train ou à pied, posé là pour les touristes qui vont au Machu Picchu. Tout y est 2, 3 voire 5 fois plus cher qu'ailleurs. Pour aller voir le Machu Picchu nous nous réveillons à 4 heure pour être à 4 heure et demi à attendre le bus. La file d'attente est déjà énorme et remonte toute la rue du village. Ne nous demandez pas comment nous avons fait mais nous nous sommes retrouvés dans le troisième bus qui montait au site. Là nous étions dans les premiers à entrer, ce qui est vraiment bien plus beau sans tout ce monde (5000 personnes par jour). Nous passons une bonne partie de la journée dans le site, entre la montaña et les ruines. C'est très touristique, mais impossible de passer à côté sans le visiter. Nous sommes bien content de l'avoir vu et de le quitter, en train cette fois, direction Ollantaytambo.

Nous retrouvons notre vélo et remontons le Rio Urubamba le long de la vallée sacrée. Nous nous arrêtons à Checacupe pour aller voir la montagne des sept couleurs. Nous nous levons de nouveau à 4 heure du matin et attendons un bus qui pourrait nous y emmener. Après plus d'une heure et demi d'attente au froid, un pick-up passe enfin et nous y amène. Nous sommes à nouveau dans les premiers à entrer dans le site. Une marche d'une heure à travers une belle vallée pleine de couleurs, vertes, rouges, grises, blanches, … nous emmène à 5030 mètres, sur un mirador afin d'admirer la fameuse montagne. Le temps change très rapidement, parfois nous la voyons parfaitement et juste après il n'y a que du brouillard, puis de la neige. Nous sommes contents d'être dans les premiers car quand nous repartons il y a une colonne de touriste qui monte. Petite anecdote: nous arrivons à notre hôtel vers 4 heure de l'après-midi, tout est fermé. Nous cherchons les propriétaires sans résultat, nous demandons aux voisins qui nous rassurent en nous disant qu'ils ne vont pas tarder à rentrer. Après 2 heures d'attente nous cherchons un peu plus et trouvons quelqu'un qui a le numéro de téléphone de la fille des propriétaires. Il l'appelle et nous dit qu'ils vont rentrer dans une demi-heure. Deux heures plus tard, ils arrivent enfin pour nous ouvrir la porte, avec à peine un mot d'excuse. A 20 heure nous pouvons enfin nous reposer de cette belle et fatigante journée.

Nous continuons le long de la vallée sacrée jusqu'à atteindre notre plus haut col à vélo: Abra la Raya, à 4338 mètres, le col en soit n'est pas dur, mais dès les 4000 mètres nous ressentons qu'il est plus difficile de respirer.

Là nous rencontrons Alem, un argentin partit de Lima et qui retourne chez lui. Nous descendons vers le lac Titicaca avec lui. A Juliaca nous nous arrêtons dans la casa de ciclista de Giovanni, c'est génial de rencontrer d'autres cyclistes et de partager nos expériences. Il y a là un chilien, un catalan, une équatorienne, un brésilien, deux français, Alem et nous.

A Puno, au bord du lac Titicaca nous retrouvons Dani (le catalan) et Patricia (l'équatorienne) nous allons visiter les îles flottantes des Uros sur le lac. Intéressant de voir la façon dont ils construisaient ces îles, et comment ils vivent là-bas. Nous fêtons aussi l'anniversaire de Benoit en faisant du pédalo (en forme de cygne) sur le lac Titicaca, ça change du vélo. La route qui nous mène en Bolivie longe le lac donc est assez plate mais nous avons un petit vent de face qui mine de rien nous embête beaucoup.

Cette deuxième partie du Pérou nous a laissé pleins de beaux souvenirs, et clôt majestueusement notre aventure au Pérou! Nous entrons déjà en Bolivie, 4ème pays de notre aventure en Amérique du Sud (déjà!).

Vidéo du Sud du Pérou
Photos du Pérou

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2 Comments

  1. Quel beau pays! Vous ne parlez pas beaucoup de vos expériences avec les péruviens. Sont ils accueillants? communicatifs? et la bouffe? l’hébergement?
    Ou bien, est-ce que la barrière culturelle est trop grande?

    • Salut Pierre,
      C’est vrai que dans cette partie Sud du Pérou (très touristique) nous n’avons pas eu beaucoup d’expérience directe avec les Péruviens. Mais le long de la route les sourires et les signes de la mains sont toujours très présents. Nous dormions souvent dans de petits hôtels car pas très chers (entre 5 et 10 USD) et aussi car il fait très froid la nuit à ces altitudes. La nourriture n’est pas très originale, beaucoup de riz et du poulet. Benoît a bien essayé le cochon d’inde mais c’est pas terrible et y a pas grand chose à manger.
      Salutations

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